Introduction
Quand j'ai commencé à investir à 16 ans avec mes premiers jobs d'été, je n'imaginais pas qu'un jour je devrais me poser cette question : comment protéger mon capital en temps de guerre ? Pourtant, en 2026, avec les tensions géopolitiques qui persistent depuis plusieurs années, cette réflexion n'a rien de théorique. Elle concerne tous les épargnants, quel que soit leur budget.
La guerre modifie profondément les règles du jeu financier. Les marchés actions deviennent volatils, les monnaies fluctuent, l'inflation s'emballe. Mon portefeuille a d'ailleurs connu sa pire année en 2022 avec une baisse de 18%, principalement à cause de mes positions trop agressives en actions. Cette expérience m'a appris une leçon essentielle : avant de chercher la performance, il faut d'abord protéger son capital.
Dans cet article, je vais vous partager les sept valeurs refuges que j'ai identifiées et testées pour sécuriser une partie de mon patrimoine. Certaines sont classiques, d'autres moins connues. Toutes ont un point commun : elles résistent aux chocs géopolitiques. Concrètement, voici comment structurer votre épargne pour dormir tranquille, même quand l'actualité internationale s'embrase.
Les 3 livres essentiels
- 1. L'Investisseur Intelligent - Benjamin Graham
- 2. La Psychologie de l'Argent - Morgan Housel
- 3. Épargnant 3.0 - Édouard Petit
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La règle d'or : l'épargne de sécurité avant tout investissement
Avant même de parler de valeurs refuges, je veux insister sur un point fondamental que j'ai appris à mes dépens. En 2020, lors du premier confinement, j'avais investi 95% de mon épargne disponible en actions. Quand ma voiture est tombée en panne avec 1 200 € de réparations, j'ai dû vendre des titres à -22%. Une erreur de débutant qui m'a coûté cher.
Aujourd'hui, ma règle est immuable : je conserve toujours entre 3 et 6 mois de dépenses courantes sur des supports totalement liquides et garantis. Pour un célibataire avec 1 800 € de charges mensuelles, cela représente entre 5 400 € et 10 800 €. Pour une famille avec 3 200 € de dépenses, comptez entre 9 600 € et 19 200 €.
Où placer cette épargne de sécurité en 2026 ?
Le Livret d'Épargne Populaire (LEP) reste le champion incontesté pour cette épargne de précaution. Avec un taux de 2,5% depuis février 2026 et un plafond de 10 000 €, il bat largement le Livret A à 1,5%. Mais attention, le LEP est soumis à conditions de revenus : votre Revenu Fiscal de Référence (RFR) ne doit pas dépasser 22 419 € pour une personne seule ou 34 411 € pour un couple en 2026.
Si vous dépassez ces plafonds ou avez déjà atteint le plafond du LEP, le Livret A reste votre meilleur allié avec son plafond de 22 950 €. Le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) complète le dispositif avec 12 000 € supplémentaires au même taux de 1,5%.
Point de vigilance : Ne confondez pas épargne de sécurité et investissement. Cette réserve n'a pas vocation à vous enrichir, mais à vous protéger. Son rendement réel est négatif après inflation, mais c'est le prix de la tranquillité d'esprit.
Valeur refuge n°1 : l'or physique, la valeur universelle
Une fois votre épargne de sécurité constituée, vous pouvez envisager les vraies valeurs refuges. Et la première qui vient à l'esprit, c'est évidemment l'or. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : l'or a progressé de 45% en 2025, atteignant des sommets historiques à plus de 2 400 € l'once.
Personnellement, je détiens environ 8% de mon patrimoine en or physique, sous forme de pièces Napoléon et de lingotins de 50 grammes. Pourquoi l'or fonctionne-t-il si bien en temps de guerre ? Parce qu'il possède trois caractéristiques uniques : il est reconnu partout dans le monde, il ne dépend d'aucun émetteur (contrairement aux obligations), et il traverse les siècles sans perdre sa valeur.
Comment investir dans l'or en 2026 ?
Pour débuter, je recommande les pièces d'or de 20 francs Napoléon ou les Souverains britanniques. Comptez environ 400 € par pièce début 2026. L'avantage des pièces : elles sont facilement divisibles et revendables. Vous pouvez en acheter une ou deux par mois avec un budget de 200-400 €.
Les lingots deviennent intéressants à partir de 1 000 € d'investissement. Un lingot de 50 grammes coûte environ 3 800 € et offre une prime plus faible que les pièces (environ 3% contre 5-7% pour les pièces).
Frais cachés à connaître : L'achat d'or physique implique une prime de 3% à 7% selon le format. À cela s'ajoutent les frais de stockage si vous optez pour un coffre bancaire (50 à 150 € par an) ou un coffre professionnel (150 à 400 € par an selon la taille). Fiscalement, la revente est taxée au choix : 11,5% sur la plus-value réelle ou 6% du prix de vente (taxe forfaitaire sur les métaux précieux, TPM).
Mon conseil : limitez l'or à 5-10% maximum de votre patrimoine. Au-delà, vous prenez un risque de concentration sur un actif non productif (l'or ne verse ni dividende ni intérêt).
Valeur refuge n°2 : les obligations d'État françaises
Les Obligations Assimilables du Trésor (OAT) constituent la deuxième valeur refuge par excellence. Ce sont des titres de dette émis par l'État français, avec une garantie souveraine. Tant que la France existe, elle remboursera ses dettes (c'est le principe).
En mars 2026, les OAT à 10 ans offrent un rendement de 3,2%. C'est nettement plus attractif que le Livret A ou même le LEP, avec un niveau de risque très faible. Concrètement, si vous investissez 10 000 € dans une OAT à 10 ans, vous recevrez 320 € d'intérêts par an, versés annuellement.
Comment acheter des OAT ?
Contrairement à une idée reçue, les OAT sont accessibles aux particuliers. Vous pouvez les acheter via un Compte-Titres Ordinaire (CTO) ou un Plan d'Épargne en Actions (PEA), bien que le PEA soit réservé aux actions européennes (donc pas les OAT directement, mais des fonds obligataires éligibles PEA existent).
La méthode la plus simple : passer par votre courtier en ligne (Boursorama, Fortuneo, Bourse Direct). Les OAT s'achètent par coupures minimum de 1 000 € généralement. Les frais de courtage sont faibles : comptez 0,5% à 1% du montant investi.
Point de vigilance : Les OAT sont sensibles aux variations de taux. Si les taux d'intérêt montent, la valeur de votre OAT baisse (et inversement). Mais si vous conservez votre obligation jusqu'à son échéance, vous récupérez votre capital à 100%. L'idéal est donc de les acheter avec une vision long terme (5 à 10 ans).
Fiscalement, les intérêts des OAT sont soumis à la Flat Tax de 30% (ou au barème progressif de l'impôt sur le revenu si plus avantageux). Sur 320 € d'intérêts annuels, vous paierez 96 € d'impôts, soit un rendement net de 2,24%.
Valeur refuge n°3 : les Sociétés Civiles de Placement Immobilier diversifiées
L'immobilier est traditionnellement considéré comme une valeur refuge. Mais acheter un appartement en direct demande un capital important (50 000 € minimum d'apport) et une gestion active. C'est là qu'interviennent les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI), qu'on appelle aussi "l'immobilier papier".
Les SCPI collectent l'argent de milliers d'investisseurs pour acheter et gérer un parc immobilier diversifié : bureaux, commerces, entrepôts logistiques, résidences. En 2026, le rendement moyen des SCPI se situe autour de 4,5%, avec des variations selon les typologies.
Quelles SCPI privilégier en temps de crise ?
Mon expérience personnelle m'a appris à privilégier les SCPI pan-européennes plutôt que celles concentrées sur la France. Pourquoi ? Parce qu'en cas de conflit touchant l'Europe, une SCPI investie dans 10 pays résistera mieux qu'une SCPI 100% française.
Mes deux SCPI préférées pour la diversification :
- Corum Origin : investie dans 17 pays européens, rendement de 4,8% en 2025, frais d'entrée de 8,6%
- Remake Live : focus sur les centres-villes européens, rendement de 4,6% en 2025, frais d'entrée de 9,5%
Vous pouvez investir en SCPI dès 200 € par mois via certaines plateformes. Personnellement, j'ai commencé avec 150 €/mois pendant 3 ans, ce qui m'a permis de constituer un patrimoine SCPI de 5 400 € générant environ 240 € de revenus annuels.
Frais cachés à surveiller : Les SCPI appliquent des frais d'entrée élevés (8% à 12% selon les sociétés). Sur 10 000 € investis, seuls 9 000 € travaillent réellement pour vous si les frais sont à 10%. Il faut donc investir sur le long terme (8-10 ans minimum) pour amortir ces frais.
Autre point : les SCPI ne sont pas liquides. Le délai de revente peut atteindre 3 à 6 mois en période normale, voire davantage en cas de crise. Ne mettez jamais dans les SCPI de l'argent dont vous pourriez avoir besoin rapidement.
Valeur refuge n°4 : les fonds euros d'assurance-vie
Les fonds euros d'assurance-vie constituent une valeur refuge souvent négligée. Pourtant, ils offrent un triple avantage : capital garanti, rendement positif (même faible), et fiscalité avantageuse après 8 ans de détention.
En 2026, les meilleurs fonds euros affichent des rendements entre 2% et 3%. C'est certes moins que les SCPI ou les OAT, mais avec une garantie totale du capital. Mon fonds euros préféré chez Placement-direct (contrat Evolution Vie) a servi 2,7% en 2025, ce qui reste très honorable.
Comment optimiser son fonds euros ?
L'astuce que j'utilise depuis des années : je couple mon fonds euros avec des Unités de Compte (UC) pour booster le rendement global. De nombreux assureurs proposent des bonus de rendement si vous acceptez d'investir une partie en UC (actions, immobilier, obligations). Par exemple, +0,5% de bonus si vous mettez au minimum 30% en UC.
Concrètement, sur 10 000 € investis avec 70% en fonds euros et 30% en UC, vous obtenez :
- Fonds euros : 7 000 € à 2,7% + bonus 0,5% = 224 €
- UC (hypothèse +5%) : 3 000 € × 5% = 150 €
- Total : 374 € soit 3,74% de rendement global
Point de vigilance : Tous les fonds euros ne se valent pas. Évitez les fonds euros "classiques" des grandes bancassurances qui servent péniblement 1,5%. Privilégiez les assurances-vie en ligne (Placement-direct, Linxea, Fortuneo) qui proposent des fonds euros plus rémunérateurs.
La fiscalité est l'autre atout majeur : après 8 ans, vos retraits bénéficient d'un abattement de 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple) sur les gains. Au-delà, la taxation est de 24,7% (contre 30% sur un CTO).
Valeur refuge n°5 : le franc suisse et certaines devises stables
Voici une valeur refuge moins connue mais que j'utilise personnellement : la détention de devises étrangères stables. Le franc suisse (CHF) est historiquement la devise refuge par excellence en Europe. En période de crise, les investisseurs du monde entier se ruent sur le franc suisse, ce qui fait monter sa valeur.
Concrètement, détenir 5% à 10% de votre patrimoine en francs suisses vous protège contre une dévaluation de l'euro. Si l'euro perd 10% face au franc suisse, votre poche en CHF gagne mécaniquement 10% en valeur relative.
Comment investir dans le franc suisse ?
Plusieurs options s'offrent à vous :
- Ouvrir un compte multi-devises chez Wise ou Revolut (gratuit, conversion à taux interbancaire)
- Acheter un Exchange Traded Fund (ETF) franc suisse sur votre CTO ou PEA
- Détenir des obligations suisses (rendement faible mais sécurité maximale)
Personnellement, j'utilise un compte Wise avec environ 3 000 € convertis en francs suisses. Les frais de conversion sont minimes (0,4%) et je peux reconvertir en euros à tout moment.
Frais cachés : Attention aux frais de change chez les banques traditionnelles qui peuvent atteindre 2% à 3%. Privilégiez les néobanques ou les courtiers spécialisés.
Valeur refuge n°6 : les matières premières stratégiques
Au-delà de l'or, certaines matières premières deviennent des valeurs refuges en temps de guerre : le pétrole, le gaz naturel, les métaux industriels (cuivre, aluminium), et les métaux rares (lithium, cobalt).
L'argent métal mérite une mention spéciale : il a bondi de 120% en 2025 selon les données récentes, surperformant même l'or. L'argent cumule deux avantages : valeur refuge ET usage industriel massif (électronique, panneaux solaires, batteries).
Comment investir dans les matières premières ?
Pour un petit budget, les ETF matières premières sont la solution la plus accessible. Vous pouvez acheter un ETF "panier de matières premières" dès 50 € sur votre CTO. Quelques exemples :
- ETF Lyxor Commodities CRB : exposition diversifiée à 19 matières premières
- ETF WisdomTree Silver : exposition directe à l'argent métal
- ETF iShares Oil & Gas : exposition au secteur pétrolier
Point de vigilance : Les matières premières sont volatiles. Le pétrole peut varier de 30% en quelques mois. Ne dépassez pas 5-10% de votre patrimoine sur ce type d'actifs.
Personnellement, je détiens environ 6% de mon portefeuille en ETF matières premières, principalement sur l'argent et un panier diversifié. C'est une assurance contre l'inflation et les tensions géopolitiques.
Valeur refuge n°7 : les actions de secteurs défensifs
Dernière valeur refuge, plus surprenante : certaines actions d'entreprises dites "défensives". Il s'agit de sociétés dont l'activité ne dépend pas des cycles économiques : santé, alimentation de base, énergie, services aux collectivités (eau, électricité).
En période de guerre ou de crise, les gens continuent à manger, se soigner, consommer de l'électricité. Ces entreprises génèrent des revenus stables et versent des dividendes réguliers.
Quelles actions privilégier ?
Pour limiter le risque, je privilégie les ETF sectoriels plutôt que les actions individuelles. Voici mes préférés :
- ETF MSCI World Healthcare : exposition aux géants de la santé (Pfizer, Roche, Novartis)
- ETF STOXX Europe 600 Utilities : électricité, eau, gaz en Europe
- ETF Consumer Staples : biens de consommation de base (Nestlé, Unilever, Danone)
Ces ETF affichent généralement un rendement du dividende entre 2% et 4%, avec une volatilité plus faible que le marché global. Sur mon PEA, j'ai alloué environ 15% à ces secteurs défensifs.
Frais à surveiller : Les ETF ont des frais de gestion annuels (entre 0,15% et 0,50%). Vérifiez aussi les frais de courtage à l'achat (gratuit chez certains courtiers sur les ETF éligibles PEA).
Exemple concret : le portefeuille refuge de Julien
Julien, 34 ans, ingénieur informatique à Lyon, gagne 3 200 € net par mois. Ses dépenses mensuelles s'élèvent à 2 100 €. Il dispose d'une épargne de 28 000 € qu'il souhaite sécuriser face aux incertitudes géopolitiques.
Voici comment je lui ai conseillé de structurer son patrimoine :
Étape 1 : Épargne de sécurité (12 600 €)
- LEP : 10 000 € à 2,5% = 250 €/an
- Livret A : 2 600 € à 1,5% = 39 €/an
- Total sécurité : 289 €/an
Étape 2 : Valeurs refuges (15 400 €)
- Or physique (8%) : 2 240 € en pièces Napoléon
- OAT 10 ans (20%) : 5 600 € à 3,2% = 179 €/an (avant impôts)
- SCPI européenne (20%) : 5 600 € à 4,5% = 252 €/an (après frais d'entrée la 1ère année : 5 040 € investis)
- Fonds euros assurance-vie (15%) : 1 960 € à 2,7% = 53 €/an
Rendement global estimé (hors or non productif) : environ 773 € bruts la première année, soit 2,76% sur le total. Après 5 ans, une fois les frais d'entrée SCPI amortis, le rendement grimpe à 3,2% environ.
Ce portefeuille offre à Julien une excellente diversification : liquidité immédiate (LEP, Livret A), valeur universelle (or), rendement garanti par l'État (OAT), revenus immobiliers (SCPI), et capital garanti (fonds euros).
Mon avis : la diversification avant tout
Après 20 ans d'investissement et avoir traversé plusieurs crises (2008, 2020, 2022), ma conviction est simple : aucune valeur refuge n'est parfaite seule. L'or peut stagner pendant des années. Les obligations perdent de la valeur si les taux remontent. Les SCPI peuvent voir leurs loyers baisser. Les fonds euros érodent votre pouvoir d'achat avec l'inflation.
La vraie protection vient de la diversification. Mon portefeuille personnel respecte cette règle : 40% en actions (dont 15% secteurs défensifs), 25% en immobilier (SCPI et résidence principale), 15% en obligations, 10% en fonds euros, 8% en or, et 2% en devises étrangères.
J'ai appris à mes dépens qu'il ne faut jamais tout miser sur une seule classe d'actifs. En 2022, mes actions ont chuté de 18%, mais mes SCPI ont tenu bon à +4,2% et mon or a progressé de 12%. Résultat global : -3,5% seulement, là où un portefeuille 100% actions aurait perdu bien davantage.
L'autre leçon essentielle : n'investissez que l'argent dont vous n'avez pas besoin à court terme. Gardez toujours cette épargne de sécurité intouchable. C'est elle qui vous permet de ne pas vendre dans la panique quand les marchés plongent.
Pour aller plus loin
Si vous souhaitez approfondir votre compréhension des valeurs refuges et de la gestion de patrimoine en période d'incertitude, je vous recommande de compléter cet article par des lectures spécialisées.
La construction d'un portefeuille résilient demande de comprendre la psychologie des marchés, les mécanismes économiques fondamentaux, et les stratégies d'investissement éprouvées. Les trois ouvrages suivants constituent une excellente base pour structurer votre réflexion et prendre des décisions éclairées.
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N'oubliez pas non plus de suivre l'actualité économique et géopolitique. Les tensions internationales évoluent rapidement, et votre allocation doit s'adapter. Je consulte personnellement chaque semaine les analyses de la Banque de France, les rapports de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF), et les bulletins de l'Institut de l'Épargne Immobilière et Foncière (IEIF) pour les SCPI.
Ce qu'il faut retenir
1. Constituez d'abord votre épargne de sécurité : entre 3 et 6 mois de dépenses sur LEP et Livret A avant d'investir dans les valeurs refuges. C'est la base absolue qui vous évitera de vendre au pire moment.
2. Diversifiez systématiquement : or (5-10%), obligations d'État (15-20%), SCPI (15-20%), fonds euros (10-15%), devises stables (5-10%), matières premières (5-10%), actions défensives (10-15%). Aucune valeur refuge n'est parfaite seule.
3. Investissez sur le long terme : les valeurs refuges brillent sur 5 à 10 ans minimum. À court terme, elles peuvent décevoir. L'or a stagné pendant 10 ans entre 2012 et 2022 avant d'exploser en 2025. La patience est votre meilleure alliée.
Concrètement, avec un budget mensuel de 200 €, vous pouvez commencer par 100 € sur le LEP jusqu'à atteindre le plafond, puis 50 € en SCPI et 50 € en fonds euros d'assurance-vie. Une fois 10 000 € accumulés, ajoutez l'or et les obligations. Progressivement, vous construirez un patrimoine résilient qui traversera les crises sans vous faire perdre le sommeil.
Rappelez-vous : l'objectif des valeurs refuges n'est pas de vous enrichir rapidement, mais de préserver votre capital et votre sérénité. Dans un monde incertain, c'est déjà une belle performance.